Depuis deux semaines, l’hypothèse de la suppression de 4000

postes (en équivalent temps plein) à Pôle emploi circule dans la presse. Une baisse d’environ 7% des effectifs serait prévue. Une pilule difficile à avaler pour les agents dans un contexte où leur charge de travail aurait plutôt tendance à s’accroître.

La cure d’amaigrissement programmée verra ses contours précisés en septembre, au moment du projet de loi de Finances et des discussions sur la feuille de route de l’établissement public pour les quatre ans à venir (la fameuse « convention tripartite »).

Tour de passe-passe

Muriel Pénicaud a beau assurer qu’en terme de chiffrages, rien n’est arrêté pour le moment, les syndicats ne cachent pas leurs inquiétudes. Ils ont demandé à être reçus par la direction dans les plus brefs délais, et devraient à nouveau exprimer leurs craintes lors d’un comité central d’entreprise (CCE) ce 22 mai. « Comme dans le cadre du plan Action Publique 2022 [qui prévoit un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires, ndlr], c’est la logique financière qui prime », se désole Delphine Cara, élue SNU.

L’argument principal de la ministre du Travail pour justifier d’une baisse des effectifs ? Le chômage diminue. « Encore faut-il que la réduction s’attache à une baisse constatée des inscrits, et pas à une baisse prévisionnelle », a prévenu Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi. (…)

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