Trois pas en avant, trois pas en arrière. Emmanuel Macron perd 3

points de popularité ce mois-ci dans notre baromètre, et ce n’est pas tant cette baisse qui devrait l’inquiéter que les constants soubresauts de sa courbe d’avis favorables et défavorables. « On n’a jamais vu un président connaître autant de variations », s’étonne Jean-François Doridot, directeur général d’Ipsos Public Affairs. Il flotte en ce milieu de printemps un mauvais parfum d’enlisement social. Tandis que les étudiants ont du mal à passer leurs examens, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes s’évacue dans la plus grande lenteur et les grèves de la SNCF occupent l’actualité.

C’est à droite, où il était jusque-là très fort, que le président perd le plus. Avec une chute de 28 % d’avis favorables en un mois, il s’agit même d’un effondrement. La ruralité lâche également un chef d’État (- 7 %) taxant le diesel et souhaitant instaurer une limitation de la vitesse à 80 km/h, réforme qui ne passe décidément pas. Plus inquiétant encore est l’écart qui se creuse sociologiquement entre les partisans et les opposants à la politique d’Emmanuel Macron. Les cadres continuent d’applaudir à 57 %, en hausse de 4 points ; les ouvriers, eux, sont 71 % à désapprouver.

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