Voilà un nouvel épisode qui ne va pas améliorer les relations –

déjà tumultueuses – entre Benoît Hamon et la France insoumise. Le leader du mouvement Génération.s, qu’il a fondé après son départ du Parti socialiste, a donné ce dimanche 13 mai une interview à Libération. Et dès ses premiers mots, on sent chez le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle (6,36% des voix au premier tour) une volonté de se distinguer clairement de Jean-Luc Mélenchon.

« A l’issue de la présidentielle, il y avait une personne qui se trouvait en situation de rassembler la gauche, qui par le suffrage universel avait la légitimité et l’autorité pour le faire, argue Benoît Hamon en parlant de celui qui lui a siphonné une bonne partie de son électorat en avril 2017. Mais il a décliné cette responsabilité. Il me semble que parmi les dirigeants de son mouvement, ils sont une majorité à penser que la conquête du pouvoir ne passera pas par le rassemblement de la gauche mais par une stratégie populiste. Je respecte ce choix. »

Il est ici fait référence à un débat récurrent au sein de la France insoumise, entre ceux qui souhaitent former une « union de la gauche » traditionnelle et d’autres qui préfèrent abandonner le clivage droite-gauche et toutes les références qui y sont associées pour faire des Insoumis le parti du peuple. Considérant que Jean-Luc Mélenchon a opté pour la deuxième option, Benoît Hamon l’utilise comme argument pour « assumer » cette « responsabilité du rassemblement », et se prévaloir du leadership sur la gauche dont il estime être, « alternativement avec Jean-Luc Mélenchon, la personnalité la plus populaire ». (…)

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