Et le Grand prix du mensonge politique 2017 est attribué à François Fillon mais pas que !

Pour sa quatrième édition, le prix du mensonge politique de l’année

est remis à François Fillon pour l’ensemble de son oeuvre durant la campagne présidentielle, et tout particulièrement lors du « PenelopeGate ». « Marianne » faisait partie du jury.
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c’est l’ancien candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, François Fillon, qui remporte le prix du mensonge en politique en 2017. Ce prix créé en 2015 par le politologue Thomas Guénolé est aujourd’hui présidé par Clément Viktorovitch, docteur en sciences politiques, chroniqueur sur CNEWS et RTL.

Grand prix du mensonge politique : François Fillon

Le jury a voté à l’unanimité pour celui qui s’est illustré par ses innombrables bobards lors d’une élection qui devait être « imperdable » pour sa famille politique. Des mensonges particulièrement nombreux autour de « l’affaire Penelope ». Quelques exemples :
– Promettre de retirer sa candidature en cas de mise en examen.
– Se tromper sur les dates d’embauche de son épouse et mentir sur son vrai rôle à ses côtés…
– Assumer qu’il a rémunéré ses enfants avocats… qui n’étaient alors qu’étudiants.
– Assurer, à tort, que les médias ont annoncé le suicide de sa femme.
– Accuser François Hollande d’avoir monté un complot contre lui, accusations qu’il n’a pas pu étayer pour l’heure.

Prix spécial du jury : Christophe Castaner

Ce fidèle d’Emmanuel Macron, par ailleurs secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, est élu pour l’ensemble de son oeuvre en tant que porte-parole du gouvernement. Il a souvent dû se contorsionner, rivalisant de mauvaise foi pour justifier la parole présidentielle :
– Sur les « fainéants » de Macron.
– Lorsque Macron souhaite que les salariés de GM&S arrêtent de « foutre le bordel ».
– Lorsqu’il assure que « tous les salariés » vont connaitre à la fin du mois de janvier « une forte augmentation » de salaire (contre 0,7% dans les faits).

Prix du jeune espoir : Gérald Darmanin

Le jeune ministre de l’Action et des Comptes publics est prêt à tout pour défendre la politique du gouvernement, quitte à assurer qu’Emmanuel Macron va offrir « environ un treizième mois par an » à la « très grande majorité des Français ». Un calcul qui est faux à la fois sur l’assiette et sur le chiffre.

Le jury a décidé de faire une mention spéciale dans cette catégorie à Sibeth N’Diaye, conseillère presse du président de la République, pour cette déclaration : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président ».

Prix « Un certain regard » du mensonge le plus absurde : Bruno Retailleau

Le président du groupe LR au Sénat avait affirmé, au soir du meeting du Trocadéro, le 5 mars 2017 : « Vous êtes plus de 200.000 ! »… alors que la place du Trocadéro ne peut contenir que 60.000 personnes.

Une mention spéciale a là encore été attribuée à Jean Lassalle, candidat malheureux à la présidentielle, pour avoir oublié une mesure présente dans son propre programme.
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Prix « Brutus » de la trahison : Manuel Valls et François de Rugy

Pour avoir l’un comme l’autre soutenu Emmanuel Macron après s’être engagés, par écrit, à faire la campagne du candidat issu de la primaire de la gauche.

Prix « Une histoire sans fin » du mensonge qui n’en finit pas de faire gloser : Jean-Luc Mélenchon

Pour sa sous-estimation du nombre d’opposants décédés lors des manifestations au Venezuela.

Cette distinction est décernée avec humour pour inciter les responsables politiques à moins mentir, sensibiliser le débat public à l’importance du fact-checking et encourager les citoyens à vérifier la véracité des déclarations politiques. Le prix est proclamé chaque début d’année, pour les mensonges politiques de l’année précédente. Le Prix 2017 est ainsi décerné début 2018.

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