Les pensions de retraite vont-elles baisser à partir de 2019 ?

ÉCONOMIE. Alors que les partenaires sociaux entament à partir de mercredi les négociations sur les nouvelles règles du système de retraites complémentaires du privé, Le Parisien révèle qu’ils pourraient adopter une mesure qui permettrait de moduler le niveau des pensions en cas de déficit financier.

Un nouveau régime de retraites complémentaires unifié, réunissant l’Agirc (cadres) et l’Arrco (tous les salariés du privé), est prévu au 1er janvier 2019.

Une fusion actée en octobre 2015 par les syndicats et le patronat qui planchent à partir de mercredi 8 novembre sur les nouvelles règles du système pour lequel cotisent 22 millions de salariés du privé. Et si les partenaires sociaux décidaient de permettre une baisse des pensions en cas de déficit ?

« C’est ce qui est écrit noir sur blanc dans un texte des services techniques de l’Agirc-Arcco », assure le 8 novembre Le Parisien. En effet, selon le quotidien, les syndicats et le patronat « travaillent en catimini depuis des mois » sur ce système qui donnera la possibilité de moduler « la valeur de service du point », qui sert d’étalon au montant des retraites complémentaires.

UNE BAISSE DU NIVEAU DE PENSION DE 9% EN 15 ANS

Si une telle mesure était actée, cela serait du « jamais-vu », écrit le quotidien. En effet, jusqu’ici les pouvoirs publics décidaient soit de geler les revalorisations des retraites, soit d’augmenter les cotisations salariales et patronales pour compenser le déficit, qui s’élevait à 2,24 milliards d’euros en 2016.

« Ce qui est proposé, c’est une baisse générale des pensions, comme le demande le Medef », dénonce Marie-José Kotlicki, de l’Ugict-CGT (la fédération des cadres), rappelant que le régime devrait être en déficit cumulé de 2 milliards d’euros en 2019. Une étude confidentielle, réalisée par les services techniques à la demande des partenaires sociaux et dévoilée par Le Parisien, lui donne raison. En effet, selon cette enquête, ces nouvelles mesures conduiraient à une baisse du niveau de pension de 9 % en quinze ans.

Cette interprétation a été réfutée par tous les autres négociateurs auprès de l’AFP. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a assuré le représentant du Medef, Claude Tendil, qui a dit aborder les discussions « de façon très sereine et très confiante ».

Source

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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