Jeune femme tuée et défigurée dans le Jura : un suspect interpellé

La jeune femme avait été retrouvée le 15 décembre 2016, dissimulée sous un tas de

feuilles mortes. Son corps portait de multiples entailles de couteau, mais elle a succombé aux coups portés à son visage.

 

Il aura fallu près d’un an d’enquête, et une étroite collaboration entre gendarmes français et policiers suisses. Un homme originaire du Doubs, a été présenté ce jeudi matin au tribunal de Besançon, en vue de sa mise en examen pour « meurtre ».

Interpellé mardi, il est soupçonné d’avoir tué une Roumaine d’une vingtaine d’années, qui avait été découverte, défigurée par les coups, dans un bois du Jura en décembre dernier.

Le crime s’est produit dans un contexte de prostitution. Le suspect aurait été le client de la victime, selon des sources concordantes. Le parquet tiendra une conférence de presse ce jeudi à 16 heures au tribunal de grande instance de Besançon.

Des coups pour « faire souffrir »

Le corps dénudé de cette femme menue avait été découvert le 15 décembre par des bûcherons dans un bois situé sur le territoire de la commune du Frasnois (Jura), près de la cascade du Hérisson.

Le cadavre présentait 26 coups de couteau plus ou moins appuyés au niveau du flanc et des cervicales gauches, dont aucun n’a été mortel. Pour les enquêteurs, ils étaient plutôt destinés « à faire souffrir », avait indiqué à l’époque le procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon.

 

Selon les résultats de l’autopsie, le décès a été causé par de multiples coups portés au visage, qui l’ont rendue méconnaissable.

Portrait-robot et analyses ADN

L’Institut de recherches criminel de la gendarmerie nationale (IRCGN) avait effectué une reconstitution faciale pour diffuser son portrait-robot 3D et tenter de l’identifier. Personne n’avait signalé la disparition de la jeune femme.

En parallèle, les gendarmes de la section de recherches de Besançon ont repris une par une les 800 enquêtes pour disparitions inquiétantes recensées en France pour tenter de l’identifier.

Une cellule d’enquête permanente, d’une demi-douzaine de gendarmes, avait été mise en place pour tenter d’élucider cette affaire difficile.

L’ADN et les empreintes digitales de la victime ont ensuite été diffusés à plus d’une vingtaine de pays du continent européen. Mais aucun fichier ADN ne correspondait à l’inconnue du bois du Frasnois.

C’est finalement au terme de près d’un an d’investigations, menées en coopération avec la police du canton de Vaud en Suisse, que les enquêteurs ont réussi à identifier la victime et son meurtrier présumé.

Source

 

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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