Attaque terroriste islamiste à New York: au moins 8 morts et 11 blessés

 

Le déroulement des faits

Les faits se sont déroulés aux alentours de Chambers Street et West Street, dans le quartier de Tribeca: un pick-up de location a percuté des piétons, des cyclistes ainsi qu’un car scolaire en remontant une piste cyclable à contre-sens. Il est ensuite sorti du véhicule avec un fusil à air comprimé et un fusil de paint-ball. Un policier lui a tiré dans l’abdomen. Le suspect a été conduit à l’hôpital.

La camionnette a été louée auprès du loueur Home Depot par un homme de 29 ans dont l’identité n’a pas été révélée. On sait seulement avec certitude qu’il s’agit d’un homme de 29 ans. La presse américaine assure cependant qu’il est arrivé aux Etats-Unis en 2010 et résidait jusqu’ici en Floride.

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L’un des dirigeants de la police new-yorkaise lors du point-presse a expliqué qu’une déclaration que l’assaillant avait fait en quittant son véhicule avait confirmé la nature terroriste de son acte, sans en dire plus.

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n’y a pas d’autre suspect ni de « menace active », selon un porte-parole de la mairie.

« Un acte terroriste », selon le maire de New York

Selon le maire de New York Bill de Blasio, qui a donné une conférence de presse moins de deux heures après les faits, il s’agit d’un « acte terroriste ». « Des forces de police supplémentaires vont être déployées dans les heures à venir », a-t-il ajouté. « Cet acte vise à saper notre moral mais les New Yorkais sont forts et notre moral ne sera pas atteint. New York a connu des épreuves et les New Yorkais ne se sont pas laissés affecter », a-t-il encore souligné.

La décision de déployer davantage de forces de police a été prise « par précaution », selon le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, également présent lors de cette conférence de presse. d’après lui, il s’agit d' »un acte terroriste isolé ».

La voiture-bélier, un mode opératoire connu

Un véhicule lancé sur une foule: « l’acte terroriste » qui a fait huit mort mardi à New York renvoie à un mode opératoire déjà utilisé en Europe lors d’attentats revendiqués ou attribués à Daesh.

De Londres à Nice en passant par Berlin, Paris ou Barcelone, ce mode opératoire a déjà frappé durement les populations.

La réaction en quatre temps de Donald Trump

Très vite, le président des Etats-Unis Donald Trump a qualifié l’assaillant de New York de « personne malade et déséquilibrée », sur Twitter. « Les forces de l’ordre suivent cela de près. PAS AUX USA! », a ajouté le président.

Un peu plus tard, il a encore tweeté: « Nous ne pouvons permettre à Daesh de revenir, ou d’entrer, dans notre pays après les avoir battus au moyen-orient et ailleurs. Assez! »

Pour l’heure, Daesh n’a cependant pas revendiqué l’attaque.

Dans un troisième tweet, enfin, il a adressé ses condoléances à des New-Yorkais endeuillés. La Maison blanche a enfin publié une déclaration dans la soirée. Dans ce texte, Donald Trump a rendu hommage aux forces de l’ordre et aux secours:

« Nous remercions les premières personnes à avoir réagi, arrêtant le suspect et apportant les premiers secours aux victimes de cette attaque lâche. Ces hommes et femmes pleins de bravoure incarnent le véritable esprit américain de résilience et de courage. »

Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian font entendre la solidarité française

« J’exprime l’émotion et la solidarité de la France à New York et aux États-Unis. Notre combat pour la liberté nous unit plus que jamais », a écrit Emmanuel Macron sur Twitter. Il a doublé son message en anglais peu après.

Auparavant, Jean-Yves Le Drian, présent à New York ce mardi en sa qualité de ministre des Affaires étrangères au moment où la France assume la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, s’était déjà fendu d’un message sur Twitter. « De New-York où je suis, solidarité avec #Manhattan. Pensées pour les victimes et leurs proches », a-t-il dit.

Les premières victimes du terrorisme à New York depuis le 11-septembre

C’est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu’un attentat fait des morts à New York. La dernière attaque jihadiste à New York date du 17 septembre 2016, lorsqu’un jeune Américain d’origine afghane, Ahmad Rahimi, avait posé deux bombes dans le quartier huppé de Chelsea. Une seule avait explosé, faisant une trentaine de blessés légers, mais pas de mort.

En outre, comme le remarquait notre journaliste Sarah-Lou Cohen, il s’agit du premier attentat à la voiture-bélier commis sur le sol américain.

A. K., S. A. et R.V. avec AFP

 

 

 

Source

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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